La création des foyers répond à un triple objectif : d'hygiène (salubrité, suppression des bidonvilles...) ; de réaménagement des centres urbains ; stratégique (les bidonvilles étant considérées comme des zones potentiellement dangereuses dès lors que le conflit en Algérie s'aggrave)[8]. La jungle de Calais se forme aux alentours du port puis dans une forêt à proximité, accueillant jusqu'à 20 000 réfugiés, principalement des migrants parlant le farsi (nom local de la langue majoritaire en Iran (Perse) et de territoires aujourd'hui afghans), et qui traduisent « forêt » par « jangal », donnant le mot « jungle »[70]. », « la Cimade se félicite de la position exprimée par la commission de refus des quotas d’immigration et de la création d’une juridiction unique [pour le droit des étrangers] », « quelques Blancs, quelques Whites, quelques Blancos… », Entre 75 et 80 % des sympathisants de gauche et du centre se prononcent en faveur de l'accueil, tandis que 60 % des sympathisants de droite et 85 % des sympathisants d'extrême droite y sont opposés, « le courage et la volonté d'entreprendre "le grand voyage" », à ne pas confondre avec l'étranger qui désignait jusqu'au, Chokri Ben Fradj, « L'immigration nord-africaine dans le discours syndical français de la Grande Guerre aux années du Front populaire (1914-1939) » in. Vers 1895, les immigrés d'Afrique du Nord sont quelques centaines. Depuis 2007, le Bangladesh souffre d'une intense corruption[96] poussant de nombreux Bangladais à l'exil, et désirant embarquer en Grande-Bretagne, ils se retrouvent coincés eux aussi sur le littoral de la Manche. L'afflux de population provoque une hausse de la population active qui est, selon Patrick Artus, avec la hausse de la productivité une de deux grandes sources de croissance potentielle[147]. En 1999, le gouvernement Jospin crée un centre d'hébergement et d'accueil d'urgence humanitaire pour 800 personnes, dans un hangar de 27 000 m2 d'Eurotunnel à Sangatte, administré par la Croix-Rouge[63]. Pendant la guerre, l'hébergement des troupes coloniales va se faire dans des camps. Pour loger 80 réfugiés à Calais, le préfet réquisitionne le hangar Bore sous le « dispositif d’accueil des réfugiés du Kosovo », mais le fait fermer le 1er juin 1999. Dans les pays de l'Union européenne, une directive communautaire a fixé la durée maximale de la rétention à six mois[110]. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, n'exclut pas que des terroristes de Daesh utilisent les flux migratoires pour venir en Europe[152], ce qui s'est d'ailleurs concrétisé par l'attentat du Bataclan[153] entraînant une polémique à propos de l'objectivité de certains médias sur la question[154],[155]. Selon la juriste Catherine Wihtol de Wenden, cette situation : « [...] favorise la marginalisation de populations trop coupées du reste de la société et maintenues dans une position d’assistés par l’encadrement social et administratif des cités et hameaux. Éléments d’histoire de l’immigration en France (1880-1988) 22 juillet 2019, par ASIAD, M’BODJE Mamadou A travers différents écrits, les historiens partent de 1880, date où l’immigration est liée à l’industrie. En 1917, la carte de séjour est instituée[7]. La Licra contre l'abstention... et contre le FN, L'immigration, une question trop sensible, Réaction de Cresson à la phrase de Chirac, Edith Cresson évoque les charters comme moyens d'expulsion. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Paris prend ainsi acte de ce que l'immigration professionnelle ne peut être considérée simplement comme une immigration « provisoire ». Elle se classe ainsi au cinquième rang mondial pour le nombre d'immigrés, derrière les États-Unis (45,8 millions), la Russie (11), l'Allemagne (9,8), l'Arabie saoudite (9,1), et devant les Émirats arabes unis (7,8) et le Royaume-Uni (7,8). Si la Seconde Guerre mondiale a provisoirement fait cesser l’immigration, celle-ci reprend très rapidement avec les besoins de la reconstruction. L’Etat met d’ailleurs en place l’Office national de l’immigration (ONI) le 2 novembre 1945 pour contrôler les flux migratoires mais aussi pour les encourager, certains travailleurs étant directement recrutés dans leurs pays d’origine. »[99]. Le 26 novembre 2003, la loi du 26 novembre 2003, relative à la maîtrise de l’immigration, au séjour des étrangers en France et à la nationalité modifie à nouveau le statut des étrangers en subordonnant la délivrance de la carte de résident à un critère d’intégration. Cependant, 46 000 clandestins sont régularisés durant l’année 2013, soit 10 000 de plus par rapport au précédent gouvernement[121]. C'est aussi sous le gouvernement Cresson que les circulaires du 26 septembre 1991 et du 19 décembre 1991, préparées par le gouvernement Rocard, sont promulguées. Il a ainsi souhaité un « sursaut civique et humain » en faveur de « ces réfugiés qui affluent depuis des mois dans des conditions insupportables vers les terres européennes, fuyant la guerre, la pauvreté, la souffrance indicible ». En 1981, à son arrivée au pouvoir, la gauche lance une vaste opération de régularisation des clandestins. L’accueil des migrants reste un travail nécessitant de nombreuses ressources notamment médicales, et juridiques. Le droit du sang s’y ajoute toutefois afin de permettre à un enfant né dans un pays étranger d’un père français de venir s’installer en France.[réf. Dans les années 1920, ce sont les patrons des usines qui organisent, par exemple, les trains faisant venir les Polonais en France par milliers. Au cours des années 2000, l’immigration est de plus en plus traitée au niveau de l’Union européenne, qui adopte ainsi en 2003 une directive sur le regroupement familial et tente d’harmoniser les politiques d’immigration des pays membres. Le premier instrument normatif important est l’ordonnance du 2 novembre 1945[26] qui crée l’Office national d’immigration et instaure les cartes de séjour de un, cinq et dix ans. Les déboutés du droit d'asile manifestent leur colère, une grève de la faim étant organisée à l'église Saint-Joseph à Paris ; la circulaire annoncée par Jean-Louis Bianco, titulaire du nouveau portefeuille de l'Intégration qui se rajoute aux Affaires Sociales, prévoyait la régularisation d'un débouté du droit d'asile sur quatre, sur un total de 100 000 déboutés[53]. Elle se charge aussi d'installer des foyers de travailleurs migrants[6], qui hébergent en majorité des Kabyles. Whereas it had been ordinarily considered from an economic standpoint, rampant inflation and the ascendance of Valerie Giscard d’Estaing to the French presidency shifted the debate away from the economic forum to the sociopolitical one. Après les accords d'Evian (18 mars 1962) et les massacres de l’été 1962, le décret du 8 août 1962 met en place un dispositif officiel d’accueil pour les harkis. Les chrétiens se sont mobilisés dans un premier temps pour accueillir des chrétiens d'orient, mais aussi dans la volonté d’accueillir[144]. La loi sur l'immigration votée le 18 février 2016 favorise l'ouverture, l'accueil et renforce les droits des étrangers et créée de nouvelles possibilités d'obtention de la nationalité française. Décrivez les habitations que vous y voyez (taille, matériaux de construction…). Cette politique de restriction de l'asile visait principalement à limiter l'afflux de réfugiés venus d'Europe de l'Est. À la chute du Front populaire, la politique de l'État français va mêler aspect répressifs et libéraux : les dérogations aux quotas d'emplois d'étrangers sont facilement accordées par l'inspection du travail, tandis que les naturalisations s'accélèrent, d'autant plus que le solde naturel est négatif en 1938 et 1939, phénomène exceptionnel en temps de paix[7]. Retrouvez toute l'actualité internationale et les décryptages Immigration à lire et à revoir en replay sur France 24 Nombre des fonctionnaires chargés de la gestion des populations immigrées, que ce soit à la Brigade des affaires nord-africaines[17], au ministère de l'Intérieur ou au ministère des Affaires sociales, sont en effet issus de l'administration coloniale. Le soir, après le travail, les hommes jouent au malha, jeu traditionnel portugais. En janvier 2015, le premier ministre Manuel Valls défend la « mixité ethnique » contre « l'apartheid des ghettos »[126]. Pourquoi ? » Celui-ci a été impliqué dans le scandale dit des « Enfants de la Creuse »[28]. Celui-ci annonce cependant le lendemain une « politique d'immigration généreuse mais ferme »[51], tandis que le gouvernement confie, en juillet 1997, à Patrick Weil une commission visant à préparer une (nouvelle) réforme des règles concernant l'entrée et le séjour des étrangers en France[51]. Un quart de la population niçoise est italienne en 1896[réf. Des actions spécifiques se mettent en place en direction des immigrés : aide alimentaire, cours d'alphabétisation, information sur les offres d'hébergement. Le ralentissement de la croissance démographique française depuis le XVIIIe siècle, et ce nouveau besoin de main-d’œuvre va encourager l'immigration d'ouvriers venus des pays voisins. Cette histoire peut être di- visée en trois vagues d’immigration successives : la révolution industrielle organise une première vague par un afflux impor- tant de main d’œuvre. Des accords avec le Cap-Vert, l'Île Maurice, et le Burkina Faso ont aussi été signés, mais non ratifiés. Musée national de l'histoire de l'immigration, Musée national de l'Histoire de l'immigration, Parcours : Histoire de l'immigration en France depuis 1945, Accompagnement pédagogique autour des expositions. C'est dans cette optique que François Hollande a, le 7 septembre 2015 [64], annoncé que la France allait mener des frappes aériennes en Syrie contre Daesh[151], alors que la France n'opérait jusque-là qu'en Irak. En 1927, une réforme du code de la nationalité est adoptée. Conditionner l'aide publique au développement au contrôle des flux migratoires constitue un chantage d'autant plus inacceptable que certaines politiques économiques et commerciales européennes sont loin d'être neutres sur les phénomènes migratoires. Le terme d’« immigration choisie », utilisé lors de la présentation du projet de loi, a toutefois été critiqué par de nombreuses associations. En 1989, la loi Pasqua est en partie adoucie. En 1976, une grève des loyers organisée par le Mouvement des travailleurs arabes (MTA), démarre contre la Sonacotra. Une Commission de révision des naturalisations opérées depuis la réforme de 1927 est mise en place dès juillet 1940, tandis qu'après la loi sur le statut des juifs, la loi du 4 octobre 1940 sur « les ressortissants étrangers de race juive » permet d’interner ceux-ci dans des camps spéciaux par « décision du préfet du département de leur résidence ». Nguyễn Ái Quốc rejoint l'organisation en 1917 ; ensemble, ils fondent le Groupe des patriotes annamites de Paris et rédigent des revendications pour la conférence de paix[15]. Dans les années 1970, les migrants en provenance du Maghreb sont logés dans des foyers ouvriers. En 2007, la France voit sa présidence rester sous le parti politique de la droite, l'UMP, en passant de Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy. Ces chiffres, de plus, n'incluent pas les migrations saisonnières, qui représentent la plus grosse partie des mouvements transalpins[u 9]. Le 1er avril 1973, 4 000 sans-papiers se réunissent à La Mutualité, à Paris[42]. Gérard Noiriel, Réfugiés et sans-papiers. De nouvelles grèves ont lieu en décembre 1972 (à Valence) et en 1973[42]. Elle fixe un quota de 10 % de travailleurs étrangers dans les entreprises privées. L'utilité de l'immigration pour pallier certains problèmes est une idée évoquée dès cette époque : trouver de la main-d’œuvre pas chère et/ou qualifiée, trouver des soldats, trouver des personnes pour combler le déficit démographique[u 6]. La deuxième vague d'immigration est caractérisée par la période allant de la Première Guerre mondiale à la veille de la Seconde. Déclenchant des grèves de la faim, la loi est partiellement suspendue : le 2 avril, à Lyon, un mouvement de protestation où un pasteur (Jean Costil), un prêtre (Christian Delorme) et un immigré algérien font une grève de la faim, entraîne la suspension de ces mesures. Après quatre ans de débat, le projet de loi visant à restreindre l'immigration, porté successivement par les ministres Éric Besson, Brice Hortefeux et Claude Guéant, a été voté en seconde lecture par l'Assemblée nationale le 15 mars 2011 et au Sénat en avril 2011, et définitivement adoptée par le Parlement le 11 mai 2011. En septembre 2015, les milliers de réfugiés issus de l'Afrique, du Moyen-Orient (dont les réfugiés syriens de la guerre civile syrienne débuté en 2011) et de l'Asie du Sud, qui entrent dans l'Union européenne via la mer Méditerranée (Libye) et les Balkans (Turquie), créent une crise migratoire en Europe. La mise en place par l’État d'une politique d'immigration volontariste commence avec la Première Guerre mondiale[u 7]. L'année suivante, le ministre de l'Intérieur Philippe Marchand, qui a été reconduit dans ses fonctions, crée les zones de transit (rebaptisées zones d'attente par la loi Quilès de 1992) permettant de retenir pendant 20 jours les étrangers refoulés aux frontières. La loi du 27 septembre 1940 concernant les autres étrangers non juifs, règle le sort des « étrangers en surnombre dans l’économie nationale » : l’étranger est surveillé de près. Le jour où Bouziri devait être expulsé, deux mille personnes, dont Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, des travailleurs immigrés, des syndicalistes CFDT, des chrétiens, des membres de la Gauche prolétarienne, etc., manifestent[42]. Le Front national considère, par la voix de sa présidente, Marine Le Pen, que les réfugiés sont ultra-minoritaires parmi les migrants. Ou encore, proposer aux maires de financer des nuitées dans des hébergements d’urgence. En octobre 2013, a lieu la polémique de l'affaire Leonarda[122] quand cette jeune collégienne de 15 ans a été expulsée avec sa famille au Kosovo[123]. Mais les immigrés continuent de revendiquer l'amélioration de leurs droits. Malgré l'affaire Dreyfus, la France reste très attractive pour les Juifs d'Europe centrale et d'Europe orientale toujours victimes de persécution et de discrimination. Il n'en est rien. Entre le début des années 1960 et le milieu des années 1970, la construction des foyers va être intensive, en particulier entre 1966 et 1972[8]. Les 7000[171] migrants sont mis dans des bus et envoyés dans des centres d'accueil et d'orientation (CAO) dans toute la France[172]. Éric Besson déclarera que « le délit de solidarité n'existe pas», mais le député socialiste Daniel Goldberg dépose une proposition de loi visant à dépénaliser le délit de solidarité, qui est rejetée à l'Assemblée nationale le 30 avril 2009[106]. Mais début juillet 1991, le gouvernement Cresson annonce un nouveau train de mesures pour la « maîtrise de l'immigration »[51], perçu par la presse comme un durcissement du PS sur les questions d'immigration[53]. Une telle politique du logement, consacrée aux travailleurs immigrés et développée après 1945 avec l'institution de la SONACOTRA, demeure une spécificité française[6]. Les rapports avec les Juifs locaux sont tendus : les nouveaux arrivants considèrent leurs coreligionnaires comme « peu juifs, » tandis que ceux-ci voient d'un mauvais œil ces Juifs tellement plus proches qu'eux-mêmes de l'image née des préjugés antisémites : l'inauguration de la synagogue russo-polonaise de la rue Pavée en 1914 (synagogue de la Rue Pavée) se fait hors la présence du Consistoire ou du rabbinat[u 13]. La question des Algériens est particulière puisqu’ils sont Français jusqu’en 1962 (l’Algérie colonisée est composée de trois départements français jusqu’à son indépendance) et bénéficient donc jusqu’à cette date de conditions particulières de circulation et ne passent pas par l’ONI. Le jeudi 3 novembre, après 11 jours de transfert, les derniers migrants quittent la « Jungle »[173]. Celles-ci interdisent d'une part aux demandeurs d'asile de travailler, les plongeant dans une situation d'assistance; d'autre part, la seconde crée pour les réfugiés statutaires les centres d'accueil de demandeurs d'asile (CADA). La demande de main-d’œuvre est forte depuis la révolution industrielle et le malthusianisme réduit les naissances. • Vidéo : La France n'échappe pas au phénomène des Bidonvilles - 09 jan 1963 - 3m 12s - Fiche INA (01063) Il n’a plus le droit de libre circulation sur le territoire et ne bénéficie plus de la protection apportée par le droit du travail[7]. D’après la vidéo, quelles sont les difficultés de vie rencontrées dans les bidonvilles ? En 1976, un décret prévoit de ne pas renouveler les cartes de séjour des étrangers sans ressources ou qui ont quitté le territoire depuis plus de six mois. Les sondages en Europe centrale montrent un rejet beaucoup plus fort des migrants : ainsi, en septembre 2015, 80 % des Slovaques, 75 % des Polonais seraient hostiles à l’accueil des migrants[143]. Après eux, viennent les Algériens qui sont 711 000 en 1975. Entre 75 et 80 % des sympathisants de gauche et du centre se prononcent en faveur de l'accueil, tandis que 60 % des sympathisants de droite et 85 % des sympathisants d'extrême droite y sont opposés[réf. En juillet 2006, la loi relative à l'immigration et à l'intégration, à l’initiative du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy porte de 12 à 19 mois le délai au terme duquel un étranger en séjour régulier en France peut solliciter un regroupement familial pour les membres de sa famille proche. La République face au droit d’asile. Les nouveaux venus sont en majorité des Italiens[12], auxquels s'ajoutent des Polonais[13] et des Tchécoslovaques[14]. C’est grâce aux immigrants que la population française a continué de croître au XXe siècle. À partir de 1947, les immigrés étaient filtrés à Marseille par la Direction du contrôle sanitaire aux frontières. La municipalité parisienne soutient la création de foyers privés, en 1931, à Colombes et à Gennevilliers : c'est la « régie des foyers ouvriers nord-africains », dirigée par le secrétaire général de l'Institut musulman[6]. Il n'en a pas toujours été ainsi. Un cimetière leur est même dédié. Depuis 2007, des accords de gestion concertée des flux migratoires et de codéveloppement ont conditionné l'aide publique au développement à la prise de mesures par les États du Sud visant à restreindre l'émigration. Le lendemain, le lundi 7 septembre 2015, le président François Hollande indique que la France est prête à accueillir 24 000 réfugiés sur deux ans[132]. L'immigration, dans le cadre démocratique de la Troisième République, devient un sujet à débats publics, politiques, dans la presse, le posant souvent comme un problème de concurrence pour les salariés de nationalité française (le problème similaire se posait localement déjà quand l'étranger était celui qui venait de la ville voisine), mais aussi comme un problème sécuritaire vis-à-vis des individus (dans les faits divers) ou même du pays entier (la traîtrise à la patrie, l'hygiène publique), et autres problématiques élevées au rang de nationales. Certains réfugiés tentent de s'embarquer dans des camions en stationnement aux alentours de Calais, formant d'autres camps : Norrent-Fontes (Camps de la Marnière), Loon-Plage, Saint-Georges-sur-l'Aa, Téteghem, Grande-Synthe (camps Basroch - Liniere), ainsi que sur des aires de repos de l'Autoroute A 16, entraînant leur fermeture. L'accord a été raillé par l'opposition socialiste, en particulier par les députés Serge Blisko et Jean-Pierre Brard, qui notent que sur 5 000 à 6 000 Gabonais accueillis en France, moins de 200 seraient en situation irrégulière, tandis que 10 000 Français résident au Gabon, dont 1 000 à 2 000 seraient sans papiers[90]. Celles-ci concernent aussi bien le visa (création du visa de transit), le certificat d'hébergement, le travail au noir, le droit d'asile et la régularisation[54]. Roger Salengro vote en faveur de cette loi, mais elle n'est pas adoptée. Pendant l’été 1996, des manifestations en faveur de la régularisation des étrangers en situation irrégulière (que leurs défenseurs appellent « sans-papiers ») aboutissent à l’occupation de plusieurs bâtiments publics. Tandis que le chômage se développe chez les immigrés, le 10 mai 1980, une marche est organisée par le Parti socialiste, le PSU, la CFDT, et la Ligue des droits de l'homme contre le projet de Lionel Stoléru, alors secrétaire d'État auprès du ministre du Travail, tendant à arrêter l'immigration, à ne pas renouveler les permis de travail des étrangers au chômage, et à favoriser leur retour au pays. Le rapport Pradon, du nom d'un député radical de l'Ain, reprend tous les éléments qui définissent l'étranger comme … Roger Salengro, ainsi que le Parti communiste français et la SFIO, se sont abstenus lors de ce vote[19],[20]. La loi de juin 1934, adoptée sous le gouvernement Doumergue, interdit aux Français naturalisés l’inscription au barreau pendant une durée de 10 ans[7] ou aux étrangers d'exercer certaines professions libérales (avocat, architecte)[23]. En 1931, on dénombre 2 890 000 étrangers en France, soit 5,9 % de la population totale[18]. La dernière modification de cette page a été faite le 11 novembre 2020 à 21:33. L'immigration des travailleurs reste suspendue jusqu'en 1977, l'immigration des familles est à nouveau autorisée dès 1975. (2008), Accueillir ou reconduire. Deux lois restreignant l'immigration sont à nouveau votées, l'une réformant le Code de la nationalité[51], l'autre, une nouvelle loi Pasqua, durcissant à nouveau les conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France par rapport à la loi de 1986[51]. Décision  2015/1601 du Conseil instituant des mesures provisoires en matière de protection internationale au profit de l'Italie et de la Grèce, 32015D1601, adoptée le 22 septembre 2015, Société nationale des poudres et explosifs, Union intercoloniale - Association des indigènes de toutes les colonies, L'Indochine moderne. Les associations de défense des étrangers s'opposent à ce type d'accords, qui selon elles sont non seulement « déséquilibrés », mais « portent en eux des risques importants de violation des droits des migrants »[95]. Giscard d'Estaing essaie de favoriser le retour vers pays d'origine en offrant une prime au retour (en 1978, le « million Stoléru », soit 10 000 francs, environ 5 800 euros de 2018). Noiriel. Une partie croissante de ces travailleurs est issue de l'immigration clandestine. Cette mesure est limitée à quelques professions telles que l’hôtellerie-restauration, la construction et les travaux publics, les travaux saisonniers, les professions commerciales. Histoire de l'immigration algérienne en France. La crise alimentaire de 2011 dans la Corne de l'Afrique pousse de nombreux Somalien, Éthiopiens et Soudanais vers la Grande-Bretagne. Retrouvez-nous dès à présent sur nos réseaux sociaux ou notre lettre d'information pour suivre notre actualité ! Dès le XIXe siècle, l'immigration venant des colonies (donc en fait des sujets français) commence également[u 12]. Le gouvernement de centre gauche d'Édouard Herriot propose une loi qui autorise le principe des quotas d'étrangers dans les entreprises industrielles, accordant la priorité au travail des citoyens français dans l'entreprise[7]. S’ils y parviennent, ils reçoivent un certificat de résidence établi pour cinq ans. Cette exposition raconte cent ans d’histoire migratoire dans l’Hexagone, sous un angle à la fois historique et culturel. 1974 marked the end of the strong economic growth France had become accustomed to and the nascent politicization of immigration. En juillet 1991, après la phrase de Jacques Chirac sur « le bruit et l'odeur », le gouvernement d'Édith Cresson envisage la mise en place de charters collectifs. En 1983, le Front national remporte sa première ville, Dreux. Le comédien Alex Lutz fait publier dans Le Journal du dimanche[130] du 6 septembre 2015[131], « La main tendue », un appel signé par soixante-six artistes français demandant à l'Europe d'assumer le devoir d'asile[note 2]. Le terme « travailleur immigré » est alors progressivement remplacé par celui d' « immigré » à mesure que les Français réalisent que cette immigration n'est plus provisoire[45]. Le développement puis la permanence d’un chômage de masse lors de cette période ouvre le champ à une volonté politique de maîtriser cette immigration, à laquelle sera toutefois associée une politique de regroupement familial nécessitant l’am… Selon les Nations unies, en l'absence de migrations, dans les cinquante ans à venir, lvu la faible natalité de l'Union européenne, sa population diminuerait de 43 millions. Le gouvernement français, dans un premier temps opposé à la mesure des quotas, soutient par la suite le principe d'un « mécanisme permanent et obligatoire » pour répartir les réfugiés en Europe, en référence au système de quotas de réfugiés proposé par la Commission européenne[127]. Le 5 juillet 1974, peu après les ratonnades de 1973 dans le sud Valéry Giscard d’Estaing, nouveau président de la République, décide d'interrompre l'immigration, sauf les regroupements familiaux qui formeront désormais la plus grande partie de l’immigration légale : le droit au regroupement familial est instauré, qui permet aux immigrés de faire venir leur famille. D'autant que, même si le territoire correspondant à l'actuelle France a toujours accueilli de nombreuses migrations, notamment celtiques (IIIe siècle av. Près d'un million d'entre eux sont naturalisés entre 1921 et 1939 (principalement des Italiens, des Polonais, des Espagnols et des Belges)[18], la naturalisation permettant notamment d'éviter d'être rapatrié dans les années 1930[18]. Cette politique de logement social répond à la fois à des fins de contrôle social, existant dès le Second Empire pour le logement ouvrier, mais aussi à des problématiques d'aménagement du territoire et de solidarité nationale, dans le contexte de construction d'un État-providence[6]. Au début du XXe siècle, des artistes étrangers arrivent dans la capitale à la recherche de conditions favorables à leur art : Pascin arrive en France en 1905, Picasso (espagnol) s'installe à Paris en 1905, Zinoview en 1908, Lipchitz et Zadkine en 1909, Chagall en 1910, Soutine en 1912, Mané-Katz en 1913[u 13].